Visite de l’école primaire de Ruvumu en juillet 2004

L’école vue par des membres de la fondation

Au mois de juillet dernier, lors de notre visite au Burundi nous nous sommes rendus à la Colline Ruvumu où est située l’école primaire dont la fondation vient en aide. La journée de notre arrivée, sous un soleil accablant, tous les élèves se sont précipités vers l’automobile pour nous accueillir, car l’école est très proche de la maison de Pierre Kirandage où nous allions passer une semaine.

Après un bref repos, le surlendemain, nous sommes allés à l’école. Dès que les élèves nous ont vus arriver, ils ont entonné des chants, suivis des danses traditionnelles en groupes, nourris des applaudissements pour nous souhaiter la bienvenue. Nous avons été impressionnés de la justesse de leurs voix et rythmes. Guidés par le directeur de l’école, le personnel enseignant et un représentant de la Commune locale (municipalité), nous avons, par la suite, fait le tour de chacune des 6 classes.

Nous avons constaté, en entrant dans les différentes salles de classes, comment celles-ci sont bondées d’élèves, et avec très peu de matériel scolaire. En effet, à ce moment, la classe de première année avait un effectif de 70 élèves, avec un pupitre pour quatre enfants. Étant donné ce grand nombre d’élèves, la direction et le corps enseignant ont opté pour la séparation de la classe en deux groupes.

Un premier groupe de 35 élèves vont en classe le matin et les 35 autres dans l’après midi. Faute de moyens matériels et financiers, il a été impossible d’ajouter une autre salle de classe. Dans les autres classes ils étaient entre 30 et 45 élèves par classe. Cette situation nous a fait réaliser, dans une région pauvre, très peu scolarisée et où l’école n’est pas obligatoire, comment ces enfants ont la volonté et le désir d’étudier et d’apprendre. Mais qu’ils manquent énormément de soutien.

Les informations recueillies sur place concernant les autres écoles ou sur celles que nous avons vues en nous promenant dans le pays, indiquent que cette état de choses n’est malheureusement pas unique pour la seule école de Ruvumu. Les échanges que nous avons eus avec quelques élèves du primaire et du secondaire en témoignent. La pertinence de leurs questions était impressionnante et les sujets variés surtout celles concernant le Canada. Les questions ont porté en autres sur le climat, l’agriculture, l’éducation et les nouvelles technologies. Ces élèves nous ont donné l’impression de travailler fort, de vouloir poursuivre leurs études et les réussir pour développer des connaissances à mettre au service de leur pays. D’où l’impérieuse nécessité de les aider.

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